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N°185 - 18 Octobre 2011


Une journée pour refuser la misère

Le 17 octobre, comme chaque année, nous marquons une pause dans nos agendas.
Une journée pour refuser la misère. Lire la suite

Les Roms de Fréjus..

romLe 23 septembre dernier, le terrain des Plaucudes investi par les Roms de Fréjus depuis 2007, a été rendu à son propriétaire. .....Lire la suite

Pour ses 40 ans, France Terre d’Asile veut susciter le débat

L'association qui se bat pour le maintien du droit d'asile en France souffle ses quarante bougies ! Lire la suite


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Ensemble, refuser la misère

La pauvreté existe dans notre pays et la misère survient quand on ne reconnaît plus aux personnes démunies les mêmes droits qu’aux autres (droit au logement, droit à la culture, droit à l’éducation, droit au travail).
Pour que les inégalités sociales ne soient plus considérées en termes de « fatalité » ou de
« conjoncture » mais en termes de non respect de la dignité de chaque homme, il est important d’unir nos engagements personnels, associatifs et institutionnels.
Le 17 octobre, comme chaque année, nous marquons une pause dans nos agendas : une journée pour refuser la misère.
Lundi 17 octobre 2011, le comité du 17 octobre 83 a donné rendez-vous sur le parvis des droits de l’homme, à Toulon, à tous ceux qui refusent cette misère, mais également qui luttent contre la solitude, grande cause nationale pour 2011.
Au programme : témoignages de personnes dans la misère, partage d’expériences sur la lutte au quotidien de personnes vivant dans la solitude, théâtre forum et grand repas solidaire. Une journée pas comme les autres pour montrer que l’indifférence n’est pas la règle et qu’il est possible de travailler ensemble à un monde plus juste.
"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les Droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré." Père Joseph Wresinski. (Un film sur sa vie est diffusé ce soir sur France 3)

Ce Iota n°185, met en lumière l'action des associations, qui luttent à leur manière, contre la misère. A l'image de Sichem, qui oeuvre quotidiennement pour l'intégration des roms,
et de France Terre d'Asile, qui se bat pour que la France reste une "véritable terre d'Asile".
Voir l'article de Var Matin

Pour le Comité du 17 octobre
La présidente
Armelle CHRETIEN

Les Roms de Fréjus : Quel accompagnement après expulsion ?


Le 23 septembre dernier, le terrain des Plaucudes investi par les Roms de Fréjus depuis 2007, a été rendu à son propriétaire. Le récit d’une aventure qui s’achève. Histoire d’un lieu. Histoires de familles. Histoires de vies. En voici quelques chapitres. Une page se tourne et une autre est en train de s’écrire. Nous l’espérons sous le signe de solutions pérennes.


Chapitre 1 : Une mobilisation d’acteurs

C’est en 2004 que le Secours Catholique découvre l’existence de ces familles Roms de Fréjus, dans un bidonville près de la décheterie. Frappée par la misère des conditions de vie dans lesquelles ils vivaient (sans eau, ni électricité), l’association a dû réagir dans l’urgence pour essayer de répondre aux besoins élémentaires. Régulièrement expulsées, les familles ont été contraintes à un nomadisme forcé sur l’est Var entre 2004 et 2007. En 2007, suite à une demande de la mairie et de la préfecture, l’association Sichem reprend l’action initiée par le Secours Catholique en 2004, en accompagnant les familles Roms. Ainsi commence l’aventure du terrain romdes Plaucudes. La mission de Sichem est axée avant tout sur l’accompagnement, la médiation. Elle sert également de relais avec différents acteurs locaux :
 - accompagnement dans les démarches de santé (vaccins, liens avec l’hôpital..), scolarisation des enfants (en 2009, tous les enfants en âge d’être scolarisés allaient à l’école), propreté et sécurisation du terrain, accompagnement vers le droit commun et l’insertion, etc.
- médiation et liens avec les voisins, les écoles, la police, la mairie, l’hôpital, la sous préfecture, les paroisses etc.

La présence des Roms a suscité un élan tant, de solidarité individuelle, que des acteurs associatifs et ecclésiaux. Les resto du cœur, les amis de Paola, Promo-soins, Epafa, Solidarité Est Var, l’Union Diaconale du Var, Un enfant - Un jouet, mais aussi les paroisses de Fréjus et de Saint-Raphaël, se sont largement investis auprès des familles. Cette forte mobilisation a sans doute contribué à changer un peu le regard de l’opinion publique sur les Roms et à faciliter leur intégration et leur accueil sur le territoire.

Chapitre 2 : Tranches de vies

Le terrain des Plaucudes a été témoin de 6 années d’alternance de saisons, de luttes, de rires, de joies, de peines, de temps forts, de quotidien, de météo capricieuse, de disputes et de réconciliations. La vie d’une communauté, de familles qui cohabitent sur un même lieu.. « Parmi les coups durs, on a vécu un suicide et 2 décès des suites de maladies. Des moments difficiles à vivre. Mais heureusement, à ces tristes évènements se mêlent la joie de naissances et d'unions qui redonnent de la vie. » explique Philippe Loiseau, de l’association Sichem. Les paroisses de Fréjus et de Saint-Raphaël ont été très présentes pour accompagner tous ces temps forts (baptême, mariage, enterrement…). Au contact des roms, les paroissiens ont aussi beaucoup reçu. « La présence des Roms a changé notre regard sur ces hommes et ces femmes, et a aidé la paroisse à vivre une charité plus authentique. Certains Roms ont vraiment fait partie de la vie paroissiale » témoigne le curé du Sacré Cœur de la Gabelle à Fréjus.
Deux voyages à Lourdes ont aussi permis à quelques Roms de quitter le terrain de Fréjus et de se ressourcer pour vivre un temps de fraternité. Des temps privilégiés pour mieux faire connaissance et s’apprivoiser.

 
Chapitre 3 : L’expulsion

L’aventure des ROM sur le terrain des Plaucudes à Fréjus s’est terminée au mois de septembre dans la dignité et le respect. Le terrain a été légalement rendu à son propriétaire entrainant l'expulsion des familles. Mais il y a expulsion et expulsion. Celle-ci a été menée très humainement. Les faits sont toujours difficiles à vivre pour les expulsés, leurs accompagnateurs et pourquoi pas les exécutants. Chaque famille ou personne seule expulsée du terrain, n’est repartie dans son pays d’origine qu’à sa demande. Aucune obligation de quitter le territoire français n’a été prononcée et aucun "contrôle" de police n’a été opéré en profondeur sauf pour les personnes demandant à être relogées. Une famille, dont deux enfants sont nés à Fréjus et dont le papa est titulaire d’une autorisation de travail, a été relogée dans un appartement d’urgence, les services sociaux s’étant engagés à respecter les droits au logement des personnes. Tous ceux qui ont demandé un relogement temporaire ont obtenu satisfaction. Il s’agit quasiment d’une première concernant les Roms.
Cette expulsion ne sonne pas le glas de l’action initiée en 2004 par le Secours Catholique relayée ensuite par Sichem, toujours en lien étroit avec le créateur du projet. Sichem Fréjus continue à suivre les personnes restées dans la région fréjussienne, et celles parties vers l’aire Toulonnaise ont été accueillies et orientées par Sichem Toulon.

Le respect de la dignité humaine dont ont fait preuve les services de l’Etat sont en harmonie avec l’image d’un pays respectueux des droits de l’Homme. "Je suis certain que lorsqu’ils parleront de Fréjus dans quelques années, les Roms présents diront qu’ils ont été accueillis et respectés." précise Philippe Loiseau.
Certes une hirondelle ne fait pas le printemps, surtout au mois d’octobre, mais le monde ne demande qu’à évoluer.
Un chapitre se termine.
Un autre est en cours d’écriture.
Nous attendons la suite…

                                      fabien_rigal

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Pour ses 40 ans, France Terre d’Asile
veut susciter le débat


L’association France Terre d’Asile qui se bat pour  le maintien et le développement de l’une  des plus anciennes traditions françaises, celle de l'asile,  en garantissant en France l’application de toutes les conventions internationales pertinentes, vient de souffler ses 40 bougies !
Dans le Var, l’association a choisi de fêter cet anniversaire, le vendredi 7 octobre, pour une soirée rencontre-débat autour du thème : « Réfugiés : quel avenir pour le droit à la protection en Europe ? »
Coup de projecteur sur cette initiative

Réfugié d’hier, réfugié d’aujourd’hui…

40 ans au service des réfugiés et des apatrides pour l’association et un constat en 2011 :
- le réfugié d’aujourd’hui ne bénéficie plus du même accueil, ni de la même solidarité de la part des français.
Pourtant, celui-ci fuit d’autres guerres, souvent plus fréquentes qu’auparavant.
De surcroit, ce sont souvent les femmes et les enfants qui en sont les premières victimes.
Entre une tentation de repli identitaire et une affirmation des valeurs de liberté et de démocratie, quelle place trouve le droit d’asile en France aujourd’hui ?
A l’occasion de ce quarantième anniversaire mais également des 60 ans de la convention de Genève, la délégation toulonnaise de France Terre d’Asile proposait une soirée de rencontre et de débat pour tenter de répondre, du mieux possible, à cette problématique.


France Terre d'Asile Toulon, gestionnaire du CADA

La délégation toulonnaise de France Terre d’Asile, en tant que gestionnaire du CADA (centre d’accueil pour demandeurs d’asile) du département, d’une capacité totale de 60 places, vit au quotidien avec les demandeurs d’asile. Forte de cette expérience, elle a souhaité proposer aux personnes présentes, une exposition et une projection suivies d’un débat.


Deux films et une expo pour « aller plus loin »

- L’ambassade : ce documentaire de Chris Marker, bien que datant de 1973, reste cruellement d’actualité. Un film super 8 trouvé dans une ambassade montre des réfugiés politiques qui organisent leur vie en transit dans ce territoire d' « asile » après un coup d'Etat militaire. Le commentaire parle de notes prises au jour le jour.
- Asyl : pour ce film, la réalisatrice
, Ina Volmer, a filmé des dizaines d’heures d’interrogatoires de Bosniaques ayant fui leur pays au moment de la guerre en ex-Yougoslavie et venant demander refuge en Suisse. Une compilation de 15 minutes est proposée aux spectateurs : 15 minutes de tension, d’incompréhension, de « dialogue de sourd » qui atteste des failles et de la complexité de la politique d’asile des pays européens.
« J’ai trouvé cet entretien dérangeant, explique un participant. Une employé de la Préfecture pose ses questions, soit les yeux rivés sur son ordinateur, soit en direction de l’interprète, sans quasiment jamais regarder la personne demandeuse d’asile venant exposer les motifs dramatiques de son départ ».
- A l’appui de ces deux documentaires, une exposition photos, « D’ailleurs et d’ici » réalisé par Michel Lemoine du collectif Le Cyclope était également proposée.
« Il s’agit de donner à 8 demandeurs d’asile, la possibilité d’évoquer leur exil, au travers d’un objet de leur "ailleurs", et à 8 réfugiés statutaires de présenter un objet, symbole de leur "ici". Pour les premiers, leur choix doit faire référence à leur pays d’origine qu’ils ont du quitter dans des conditions plus ou moins dramatiques. Pour les autres, il s’agit d’exprimer leur ressenti par rapport à leur séjour en France.» explique le photographe, Michel Lemoine. Une exposition ayant pour but de susciter notre réflexion autour de l’accueil de l’étranger… (Pour voir l'exposition en ligne, rendez  vous sur le site de l'auteur, puis dans l'onglet Portraits, exposition D'ailleurs et d'ici.)
- Enfin, une œuvre collective, réalisée par les résidents du CADA, aidée par Foofa, un graffeur professionnel, a également été exposée. Cette fresque représente, de manière symbolique, leur perception des droits de l’Homme.

Une mobilisation importante


75 personnes avaient répondu présent à cette invitation, en venant à titre individuel ou en représentant le soutien de diverses associations. Virginie Morizot, responsable de la délégation toulonnaise de France Terre d’Asile se réjouit de cette mobilisation importante : « cette soirée nous aura permis d'écrire une belle page de résistance et nous tenons à remercier tous les participants bénévoles, résidents et partenaires, ainsi que les intervenants pour la qualité des échanges. »
« J’ai été touchée par la grande humanité des professionnelles, des interprètes et autres bénévoles (médecin psychiatre, …) qui accompagne les demandeurs d’asile qui quittent toujours leur pays pour des raisons plus que difficiles.  J’ai également apprécié la présence de participants d’horizons très divers manifestant par leurs interventions qu’ils se sentaient concernés par la situation des demandeurs d’asile ». conclut une participante.



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Virginie morizot
 
France Terre d'Asile
19 rue Paul Lendrin
Toulon

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18 octobre

Film : Joseph l’insoumis
L’histoire du fondateur d’ATD quart monde dans les bidonvilles de Noisy-le-grand
Sur France 3 à 20h35


18 et 19 octobre

17ème congrès du COORACE
Sur le thème " Pour des territoires plus solidaires, agissons ensemble"
Au palais du pharo, à Marseille


2 novembre

Information collective

Vous souhaitez découvrir l'économie solidaire? Vous avez une idée? un projet?
Entrée libre.
Rdv à 14h A Draguignan, dans les locaux du PILES à 14h.


3 novembre

Table ronde des jeudis de l’Ethique

« Ethique et politique ».
avec la participation de Joël canapa et Philippe Vitel

A 18h30 à l’ampithéâtre de l’ISEN
Entrée libre.
4 novembre

Loto solidaire

Organisé par la Mutualité Française à 17h30 Immeuble Le Jean Le Blanc 26 rue J.P. Rameau à Toulon .
Réservations souhaitées



9 novembre

Journée de prévention des accidents domestiques
Organisé par Promo Soins Draguignan et Dracénie Solidarité.
Au complexe St Exupéry de Draguignan, de 10h00 à 16h30
Entrée libre et ouverte à tous.
Plus d'infos  06.66.00.53.88

9 novembre

Séminaire ouvert du service psychatrie de la Seyne sur Mer
"Etre enfant et avoir des parents fous"
Organisé par l'AVATSF
Avec Florian Ben Soussan, psychologue clinicien
Entrée libre
Plus d'infos au 04 94 11 30 85


13-14 novembre

4ème édition salon Environnement et Partage
"Rencontres éco-citoyennes et solidaires"
A la bourse du travail à La Seyne.


15 novembre

Table ronde - débat
"Solitudes, au fil de la vie"
organisée par la Société Saint Vincent de Paul
Au Palais des Congrès de Grasse A 20h

24-25 novembre

8ème assises des Etablissements et services associatifs pour personnes âgées
Nombreuses conférences et interventions
Palais du Pharo, Marseille


24 novembre

Soirée débat dans le cadre des journées Nationales Prison
"Prison, entreprise d'insertion ?"
RDV à 17h30 au domaine de La Castille


24 novembre

Forum Régional des Initiatives Solidaires
"Faire émerger des dynamiques citoyennes et créatrices d'activités, au service des territoires. "
De 9h30 à 18h30 à la Cité des Métiers de Marseille
4 rue des Consuls, 13001



IOTA est la lettre électronique d'informations de l'Union diaconale du Var http://www.udv-asso.fr

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Centre ressources interassociatif de l'UDV
17, bd Cdt Nicolas
83000 Toulon
(France)