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N°208 - 3 avril 2013


L’éthique : prendre de la hauteur pour voir plus loin

Si elle nous oblige à ralentir le rythme pour prendre du recul, la réflexion éthique est loin d’être une perte de temps... Lire la suite

L’Ere planche sur l’accueil inconditionnel

L’Espace de réflexion éthique (Ere) de l’UDV, instance de réflexion au service des associations membres, a entamé un travail sur le thème de l’accueil inconditionnel... Lire la suite

Suicide : casser le tabou d’un phénomène social

Le 15 mars dernier, l’UDV a organisé un colloque sur le suicide intitulé : "Le suicide, question de vie ou de mort ?" Lire la suite


Campagne d’appel aux dons pour Diaconia 2013
La presse parle de nos associations
2 appels de l'association FAC
Fin de la trève hivernale

Lire les autres brèves

 
Si elle nous oblige à ralentir le rythme pour prendre du recul, la réflexion éthique est loin d’être une perte de temps. Elle permet d’améliorer nos pratiques quotidiennes et de (re)donner du sens à nos engagements professionnels et/ou bénévoles...
L’éthique, n'est ni la morale ni la déontologie !
C’est une réflexion qui nous aide à discerner et à choisir une bonne façon d’agir.
Elle ne nous donne pas une réponse toute faite, mais nous conduit à un questionnement constant, afin que nos actes quotidiens soumis à certaines contraintes, soient le plus en cohérence avec nos valeurs.
Citons comme exemple, le collectif "éthique sur l’étiquette" qui fournit aux consommateurs des indications sur la qualité sociale des biens de consommation nous offrant la possibilité, d’adopter une posture éthique dans nos achats quotidiens.

Le questionnement éthique est au coeur de ce nouveau numéro de Iota.
Dans le zoom, tout d’abord, qui dresse un état des lieux du premier thème, l’accueil inconditionnel, abordé par l’Espace de reflexion éthique (Ere) de l'UDV.
Mais également dans le deuxième article, qui revient sur le colloque qui s’est tenu autour de la question du suicide en partenariat avec l’Ere de l’Hôpital Sainte-Anne.

Christophe Parel
Pôle ingénierie sociale de l’UDV

L’Ere planche sur l’accueil inconditionnel


Le 12 juin 2012, quelques mois après sa création, l’Espace de réflexion éthique (Ere) de l’UDV, instance de réflexion au service des associations membres, a entamé un travail sur le  thème de l’accueil inconditionnel. 

Comment en effet réagir lorsque l’accueil inconditionnel, qui est à la base de nos projets associatifs, est mis à mal dans l’exécution de nos pratiques ? 

Entre principe énoncé et réalité, l’Espace de Réflexion Ethique est là pour donner un peu
"d’Ere" à des acteurs du social, dont les principes peuvent parfois être mis à mal sur le terrain. 

rapport comité éthique

Une réflexion collective

Des profils aussi variés que philosophe, expert en travail social, médecin psychiatre, psychologue, sociologue, aumônier de l’UDV ou encore juriste ont été invités à réfléchir sur ce sujet.
Dans leur réflexion, ils ont pu s’appuyer sur des expériences concrètes de salariés de plusieurs associations ayant à faire face à la réalité de cet accueil inconditionnel.
En effet, pour Estelle Martinez, assistante sociale à Logivar Saint-Louis, Céline Foucault, psychologue à Promo Soins Toulon, ou encore Sylvie Devoucoux et Sébastien Ferrarini, respectivement "maraudeuse" responsable de l’Antenne mobile du Samu Social et travailleur social en lien avec l’UHU La Coquette et enfin, Pierre Gaillard, directeur du Samu social, l’accueil inconditionnel des usagers de leur association peut parfois être remis en cause dans certaines situations.
Pour coordonner les réflexions, ces personnes étaient accompagnées des membres de l’équipe d’animation de l’Ere, bénévoles ou salariés des associations de l’UDV.
Le document restituant les points principaux de cette rencontre a été diffusé aux associations pour qu’elles puissent s’en servir. Lire le résumé.


Un accueil inconditionnel ou sans discrimination ?


Les conclusions du travail réalisé différencient l’accueil inconditionnel de l’accueil sans discrimination.
En effet, l'inconditionnalité de l’accueil peut être comprise de façon différente par les institutions et par les acteurs de terrain. Ainsi, lorsque le législateur parle d'accueil immédiat et inconditionnel, il prône l’acceptation de toutes les personnes indépendamment du statut administratif ou de l’identité de la personne.
Dans le concret, nos structures d'accueil, confrontées aux réalités de terrain, ont chacune, des règles de fonctionnement qui régissent leurs conditions d'accueil.
C'est pourquoi le terme d’accueil "indiscriminé" est préféré à celui d'inconditionnalité, la discrimination étant ici comprise comme le "fait de distinguer un groupe social des autres en le traitant plus mal" (source : dictionnaire Le Petit Robert).
L’accueil sans discrimination est une posture éthique fondamentale, qui n'est pas incompatible avec l'acceptation de règles et de conditions de séjour, imposées par les exigences de la vie en commun, dans un lieu d'accueil paisible et rassurant, où la personne accueillie se sent en confiance et en sécurité. Si le principe du travail social est "l’acceptation inconditionnelle" de la personne, cela ne signifie pas l’acceptation de tous ses actes ! Il ne s'agit surtout pas de définir une catégorie de personnes "indésirables" mais de réagir lorsque, dans un contexte précis, un comportement (violence, état d’alcoolisme avancé, pathologie psychologique dangereuse) devient inadéquat avec le fonctionnement "normal" d’une structure. Dans ces moments critiques, l’équipe doit être formée pour réagir au mieux à ces situations.

Quid de l’accueil inconditionnel sur la durée…

Au sein des accueils de jour, où la durée de séjour est illimitée, des animateurs s’interrogent devant l’attitude à avoir lorsque des personnes accueillies semblent "s'enkyster", "s'encoconner", alors qu’ils souhaiteraient voir leur situation évoluer.
Pour les travailleurs sociaux, cette insertion est nécessaire car elle représente une marche en avant avec un parcours par étapes.
Mais il est important également de respecter le mouvement de verticalisation des accueillis, ce "mouvement infini, inscrit dans la durée, ce moment où les gens commencent par se relever, se mettre debout et pour cela, se posent" . *
Ainsi, une personne peut fort bien se réinsérer, retrouver une place dans la société, en restant jouer aux cartes dans un lieu de vie où l'être ensemble, l'entretien d'une relation, le stabilise grâce à un accueil sans conditions, un accompagnement sans autre projet que d'être ensemble ici et maintenant.
Un climat de confiance, la sécurité assurée dans un lieu paisible aident à la reconstruction d'une conscience ébréchée par la vie. Il faut du temps pour que la personne réalise qu’elle est à l’aise et qu’elle peut évoluer.

SLOTERDIJK, Peter, Tu dois changer ta vie !

Faire face au conflit entre principe et réalité, grace à un travail d'équipe

Chacune des situations examinées au cours de cette rencontre a révélé un "conflit éthique" entre l'impératif "moral" – le devoir de prendre en compte la personne dans toutes ses dimensions, dans toutes les situations – et les contraintes imposées soit par la loi et les institutions, c'est à dire par les circonstances – pénurie de lieux d'accueil, nécessité d'établir la confiance et d'assurer la sécurité des accueillis et des accueillants.
Le tour de table final a mis en évidence la nécessité d'un travail en équipe, où les acteurs de terrain doivent se sentir soutenus par leur hiérarchie - en l'occurrence les administrateurs - qui doit prendre position par rapport aux attentes des institutions, ainsi que par rapport au projet associatif et aux chartes qui définissent les principes fondamentaux de l'association.

Plus d'infos
Christophe Parel

04 94 24 89 20

Suicide : casser le tabou d’un phénomène social


affiche suicideLe 15 mars dernier, l’UDV a organisé, en collaboration avec la Communion Saint Lazare et l’Espace de Réflexion Ethique de l’HIA Sainte Anne, un colloque intitulé, "Le suicide : question de vie ou de mort ?".
200 personnes étaient présentes pour réfléchir à cette question.
Coup de projecteur sur les temps forts de cette journée.



Le suicide : un traumatisme imprévisible


Le suicide est un problème qui nous concerne tous de près ou de loin.
En effet, il n’est pas rare, de connaître, dans son entourage familial, social ou professionnel une personne qui a tenté de mettre fin à ses jours et dans le pire des cas y est parvenu. Ainsi, le suicide est un véritable phénomène de société.
Si les professionnels de santé, les sociologues et les chercheurs, tentent d’en découvrir les causes pour mieux le prévenir, le fait de se donner volontairement la mort reste malheureusement un acte imprévisible, difficile à anticiper. Doit-on pour autant ne pas tenter d’en percer les mystères pour mieux le combattre ? De toute évidence non.

Des intervenants de qualité

La matinée fut composée de diverses interventions réalisées par des médecins et professeurs spécialistes de la crise suicidaire.
L’objet de ces interventions aussi riches que variées, fut d’exposer un certain nombre de clés d’interprétations pour mieux cerner ce qu’est le suicide dans sa globalité.
intervenants colloque suicide
Le Dr Bruno Malafosse, psychiatre et président de l’association Orion*, a pris la parole pour dresser une historiographie du suicide. Ce dernier a insisté sur le fait que chacun pouvait repérer une crise suicidaire et apporter des solutions, une présence attentive étant souvent le meilleur remède.
Le Dr Christine Lerouge, psychiatre également, a quant à elle centré son intervention sur les programmes préventifs mis en place pour lutter contre les suicides chez les adolescents et les jeunes adultes, la classe d’âge la plus concernée.
S'en sont suivit les échanges des docteurs Henry Boret et Cynthia Georgantelis sur la question du suicide médicalement assisté, vu sous l’angle de l’éthique médicale.
Enfin, le Pr Patrick Clervoy, a évoqué la problématique du suicide chez les vétérans dans les armées occidentales. Selon les statistiques des armées américaines, le suicide tue deux fois plus de militaires que les combats !

Une table ronde inter-cultuelle

L’après-midi était consacrée à une table ronde composée de représentants religieux des trois religions monothéistes, sans oublier M. Stratos Georgantelis, responsable du centre bouddhiste de Toulon, et M. Jean-Jacques Ceris, président du Crera (Comité de réflexion éthique et de reconnaissance des aînés) et ancien directeur de la Fédération des Œuvres Laïques du Var (Fol).
Tous se sont accordés à dire que l’Homme possède une réelle dignité.
Pour les religions monothéistes, cette dignité trouve tout son sens dans le fait que c’est Dieu qui a décidé de créer l’Homme à son image et à sa ressemblance, condamnant ainsi tout geste de l’Homme visant à dédaigner sa vie corporelle.
Pour les humanistes et les bouddhistes, cette dignité se comprend dans la mesure où l’Homme a conscience de qui il est dans le cosmos, et de la place qu’il doit y tenir.
La question des élements déclencheurs du désespoir d’un individu qui en vient à se donner la mort, a été maintes fois soulevée.

La solitude de la personne fut une des réponses apportées, même si le temps imparti ne fut pas assez long pour répondre en profondeur à cette question.
 "La solitude, le fléau des suicides ?", une question qui mériterait que l’on s’y intéresse et qui pourrait faire l’objet, dans le prolongement du premier, d’un deuxième colloque.
 
La journée s’est terminée par une adaptation théâtrale du livre de Jean Teulé,
"Le magasin des suicides",  jouée par les comédiens de l’association Kaïré qui sont parvenus, avec poésie et humour, à apporter à ce sujet grave, une note de légèreté….
kairé

* Association qui tente de prévenir le risque suicidaire : association-orion.blogspot.com

Plus d'infos
UDV

04 94 24 89 20




Campagne d’appel aux dons pour Diaconia 2013

Afin de favoriser la venue des plus pauvres au grand rassemblement Diaconia 2013 à Lourdes, les organisateurs lancent une campagne d’appel aux dons. 
Plus d'infos

La presse parle de nos associations

Lire les articles de Var Matin sur le Samu Social, page 1 et page 2 et sur l’expulsion des Roms.

2 Appels de l'association Familles Amitié Cité (FAC)

- L'association développe un espace bibliothèque et cherche à étoffer sa collection d'ouvrages pour le plus grand plaisir des 6-11 ans.
Pour les dons de livres, contacter Loup Changeur au 04 94 93 11 72
- Elle recherche toujours des bénévoles pour l'accompagnement scolaire d'enfants en primaire.
Contact : Thérèse Faivre : 04 94 93 11 72

Le CESE publie un rapport sur les femmes et la précarité
Lire le rapport.

Fin de la trève hivernale : La Fondation Abbé Pierre réagit !

La trêve hivernale des expulsions locatives, qui devait prendre fin le 15 mars, a été prolongée à la demande du Ministère du Logement jusqu’au 31 mars 2013 en raison des intempéries exceptionnelles du mois de mars. Pourtant, le retour des angoisses pour les familles touchées par une procédure a seulement été repoussé de quinze jours, leur répit n’est que provisoire. La Fondation, sans perdre espoir dans la future loi logement attendue en juin 2013, prend d’ores et déjà date avec les pouvoirs publics qui — pour sortir d’une trop longue inefficacité publique — ne doivent pas laisser passer une dernière occasion de mettre un terme à une situation qui se dégrade de jour en jour. Voir la vidéo.

Changement d’adresse e-mail

L’association Logivar Saint-Louis change d'adresse mail. Voir la nouvelle adresse.

Un nouveau site internet pour l’AFIJ

L’AFIJ, le réseau d’échange emploi entre jeunes et professionnels, lance son nouveau site internet. Visiter le site internet



2 avril

Colloque organisé par le Dros sur le thème :
« De l’observation à la mise en œuvre des politiques publiques en PACA »
De nombreux intervenants présents.
Plus d’infos

du 2 au 30 avril

Ateliers de formation à la recherche d'emploi
organisé par l'AFIJ :
formations, rencontres métier, forums emploi, apprendre à rédiger une candidature
...

5 avril

Colloque
organisé par l'association Le Cap d'Azur
L’Art de la rencontre : accompagner, créer…soigner  ?

Au théâtre Guillaume Apollinaire à la Seyne Sur Mer

6 avril 

Assemblée générale de l’UDV
RDV au Domaine de la Navarre
De 9h à 12h30


6 avril

Soirée musicale à Kaïré

3 groupes présents
Entrée 5€, fonds reversés à l’association.
Réservation obligatoire
Plus d'infos

6 avril

Journée jeux
Tarot , belote et scrabble.
Tarif: 5 euros, repas compris.
De 11h à 15h30
Inscriptions et renseignements auprès de Claire au 04 94 00 36 01
Contact

10 avril

Grande Braderie de l'association Vigies
de 10h à 16h, dans les locaux de l'association : HLM La Beaucaire, Tour 80 Les Lavandes, avenue Albert Camus à Toulon.
Contact

Du 12 au 14 avril

Session de ressourcement et de formation des acteurs de la solidarité

A l'abbaye de Lerins, sur l'île Saint-Honorat.
Pour qui ? pour toute personne engagée dans une structure sociale, que ce soit en tant que salarié (travailleur social : AS, CESF, éducateurs, etc.) ou bénévole (en responsabilité).
Au programme : intervenants, temps personnels, partages, ateliers, temps libres
Sur inscription.

18 mai

Tournoi de football solidaire

organisé par l’association Archaos.
RDV à 8h30 au stade de la Beaucaire à Toulon.


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363, av. colonel Picot
83100 Toulon
(France)