Iota, Bulletin d'infos de l'UDV
N°57
27 février 2006

EDITORIAL

Chaque semaine, à Fréjus, grâce à l'EPAFA, des enfants s'approprient la rue pour y peindre, y dessiner, y exposer leurs savoir-faire. C'est l'un des rôles des associations que de permettre à ceux qu'elles accueillent de s'exprimer.
Les associations ont aussi (et surtout) pour mission d'accueillir des personnes avec compassion et respect. Et le respect des personnes passe par l'écoute, la réserve de jugement, la confiance partagée et le respect du secret de la rencontre.

Iota vous invite cette semaine à vous intéresser à ces deux aspects de la vie associative : l'ouverture des activités sur la ville à travers l'atelier" Art de rue" de l'EPAFA et le secret professionnel à travers le colloque qui se prépare pour le 6 avril prochain.

Bonne lecture…

Laurent Bohu


ZOOM SUR...

Les ateliers "Art de rue" de l'EPAFA

« C’est beau ces artistes en liberté ! »
Mais que font tous ces enfants assis par terre, armés de pinceaux et de peinture ?

Les ateliers « Art de rue » s’ouvrent chaque mercredi matin aux enfants du quartier de la Gabelle ainsi que l’après-midi, depuis le mois d‘avril dernier, à ceux du centre ville de Fréjus.

L’association Epafa, Education Promotion et Accueil des Familles, qui œuvre dans le quartier dit « sensible » de la Gabelle depuis 1988, conduit ces ateliers en tant qu’opérateur culturel, en partenariat avec le Centre Social qui en assure le volet social. L’action est soutenue financièrement par la Mairie de Fréjus, le Conseil Général ainsi que la Fondation Abbé Pierre.

Deux artistes, formées par l’association" Arts et Développement" de Marseille, accueillent, avec papier, pinceaux et peinture, tous les enfants qui se présentent. Pour les parents:« C’est formidable de voir une telle action dans ce lieu ».
Notons que la place Calvini amène à la créativité, au calme et à la convivialité : « Ici, on peut se faire des copains; j’ai rencontré Bastien et nous sommes devenus amis », confie Julien. « Chacun offre et reçoit des sourires dans cet endroit magique. »
On vient donc par plaisir « prendre l’air » : « Ici je m’amuse », mais aussi parce que l’atelier se différencie de la maison : « Ici, ma fille n’attend pas de me plaire, elle fait ce qu’elle veut » raconte une maman. Un petit garçon s’enthousiasme : « Je viens car je voulais qu’on m’achète de la peinture depuis longtemps ».
L’atelier n’a pas la rigidité du système scolaire; pas de dirigisme mais des conseils, sans doute très bons, car les parents soulignent que « les enfants progressent réellement dans leur apprentissage », « les tableaux sont de mieux en mieux finis, les couleurs et les essais de matière se diversifient, remarque l’animatrice avant d’ajouter que l’atelier « peinture de rue » a révélé des « passions vraies » , que les enfants expriment avec spontanéité ce qu’ils ont enfoui en eux et que cette spontanéité se retrouve dans leurs « chefs d’œuvre étonnants ! »

L’atelier « Peinture de rue », en plus d’être un vivier de créations est avant tout un endroit de liberté. « Les enfants ne sont pas cloisonnés par le format, par les matières ni par les matériaux ».Ils sont libres de venir ou non, d’être accompagnés on non de leur parents, libres dans leur créativité et dans leur parole.

Ce n’est donc pas par hasard si une éducatrice venue découvrir cette « idée intéressante » souhaite « la transposer à Draguignan »!
Ce n’est pas par hasard que les enfants parlent en classe de « l’atelier où tous les copains veulent venir ! ».

Cet atelier de libre création artistique serait-il un lieu d’apprentissage de la libre expression en démocratie ?

En 2003, la Présidente de l’Epafa s’exprimait en ces mots : « Je crois que c’est une chance pour un enfant, et plus encore pour un enfant en difficulté, de trouver des lieux où être accueilli et respecté, et des adultes assez talentueux pour lui permettre d’exprimer sa créativité, d’épanouir les possibles qui sont en lui. Je crois aussi profondément que l’Art peut rapprocher les humains à travers l’espace et le temps.
Ainsi ceux à qui il aura été donné la possibilité de s’ouvrir à l’art pourront construire demain des relations plus fraternelles… »

Plus d’infos :
Association EPAFA
46, rue Sigaudy - 83600 FREJUS
[email protected]
04 94 17 15 72

Le mémo...
-Si l’idée vous séduit, profitez du Congrès de l’Union diaconale du Var le 8 avril prochain pour venir découvrir (et pourquoi pas participer) à cet atelier qui pour l’occasion sera délocalisé à Toulon…


FENÊTRE SUR...

Tout savoir sur le Secret professionnel :
Un colloque à Toulon le 6 avril 2006

Les milieux sociaux, médicaux et associatifs, sont des espaces de travail où se croisent des intervenants issus de plusieurs disciplines, et aux statuts variés. Certains de ces intervenants sont soumis au secret professionnel, d’autres non. Mais tous sont au service des personnes accueillies. Le 6 Avril prochain, Syform vous invite à un colloque sur le secret professionnel.

Peut-on mieux comprendre le secret professionnel, ses enjeux, et ses atouts ? Qu’est-ce que le secret partagé dans le travail d’équipe ? Comment optimiser notre présence au côté des personnes accueillies sans bafouer le secret professionnel ? Quels sont les fondements juridiques du secret professionnel ? Comment protéger les personnes accueillies ?

Toutes ces questions et bien d’autres se posent quand il s’agit de secret professionnel.

Pour mieux appréhender les enjeux et les limites du secret professionnel face aux pratiques des professionnels et des bénévoles, SYFORM, le centre de formation de l’Union diaconale du Var propose, le jeudi 6 avril prochain, un colloque ouvert aux salariés et bénévoles des champs médicaux, sociaux et associatifs.

Le colloque « Tout savoir sur le secret professionnel » a pour vocation, à travers des temps de conférence- débats et d’ateliers, de proposer aux participants des outils pour s’informer, s’interroger et partager sur le secret professionnel.

Au cours de cette journée, plusieurs intervenants seront présents :

  • Jean-Michel Permingeat, juge pour enfants, présentera les aspects juridiques du secret professionnel.
  • Le docteur Michel Delage, pédopsychiatre, et Céline Foucault, psychologue, interviendront sur les enjeux du secret professionnel pour les professionnels de la santé et pour leurs patients.
  • Martine Caradec, formatrice en travail social, abordera les aspects déontologiques et humains du secret professionnel du travail social.
  • Enfin, René Puddu, formateur en travail social et coordinateur de l’association Solidarité Est -Var, parlera des liens entre salariés, bénévoles et accueillis dans le respect de la confidentialité des personnes.

En proposant une animation sous forme de conférence-débats et un travail en ateliers, ces rencontres permettront aussi de s’appuyer sur l’expérience des participants pour comprendre le secret professionnel et ses enjeux , afin de faciliter le travail en équipe et de mieux servir les intérêts des personnes accueillies. Alors, tous à vos agendas, vous avez jusqu’au 28 mars pour vous inscrire et participer à ces rencontres.

Plus d’infos.
Consulter le site du colloque
Télécharger le dépliant
Téléchargez l’affiche.
Ou inscrivez vous par téléphone au 04 94 24 90 01

Sommaire

Formations


Rappels...

 
 
Communiquer...


Boite à Outils

logo udv
IOTA est la lettre électronique d'informations de L'Union diaconale du Var http://udv.free.fr
Ecrivez nous à l'adresse
[email protected]
ou par courrier
Centre ressources d'ingénierie sociale de l'UDV
17, bd Cdt Nicolas
83000 Toulon
(France)